Architecture Karpathy

L’architecture Karpathy, c’est l’idée de ne plus utiliser l’IA comme un simple moteur de recherche (le RAG) qui pioche dans vos notes à chaque question, mais comme un compilateur qui transforme les notes brutes en un vrai wiki structuré, comme un « deuxième cerveau » qui s’entretient tout seul.

L’objectif est que la connaissance soit compilée une fois pour toutes et qu’elle s’enrichisse de manière permanente, plutôt que d’être reconstruite à chaque fois.

Le principe : un « compilateur » pour les connaissances

L’idée centrale, popularisée par le chercheur Andrej Karpathy, est une métaphore tirée du monde du développement logiciel.

  • Les notes brutes sont le « code source » : tout ce qui est collecté (articles, pdfs, notes, transcriptions) est placé dans un dossier raw/. Ce dossier est sacré : son contenu ne doit jamais être modifié.
  • Le LLM (comme Claude) est le « compilateur » : son travail est de lire ces sources brutes et de les « compiler » en un wiki structuré. Il crée des articles, les relie entre eux, génère un index, résout les contradictions et ajoute des liens.
  • Le wiki est le « binaire » exécutable : c’est le produit final, un ensemble de fichiers Markdown (wiki/) qui est propre, structuré et interconnecté. C’est ce que nous pouvons interroger, lire et qui représente la connaissance distillée

Comment l’appliquer à son propre « coffre » (trousseau ou dossier) ?

L’architecture se décline en un workflow simple, parfaitement compatible avec Obsidian et des outils comme Claude Code.

  1. Structure de dossiers : Commencer par créer trois dossiers principaux  :
    • raw/ (ou inbox/) : vous y déposez vos sources brutes (articles, notes, etc.) sans s’inquiéter de leur organisation.
    • wiki/ : c’est le domaine du LLM. Il écrira et maintiendra ici tous les articles compilés, parfaitement structurés et liés entre eux.
    • claude.md (ou schema.md) : un fichier qui sert de « cahier des charges » pour l’IA, lui indiquant comment organiser le wiki (conventions de nommage, format des pages, etc.).
  2. Le workflow en 3 commandes (avec Claude Code) : Karpathy utilise des scripts, mais la solution la plus pratique est d’utiliser Claude Code ou un outil similaire dans le terminal. Vous pouvez lui donner des commandes simples :
    • /ingest : pour « ingérer » un nouveau fichier placé dans le dossier raw/. L’IA le lit, le résume, et l’intègre dans le wiki en mettant à jour les articles existants.
    • /query : pour poser une question sur ton wiki. L’IA va lire les articles compilés et te répondre en citant ses sources.
    • /lint : pour lancer un « nettoyage » ou « audit » de ton wiki. L’IA va vérifier la cohérence de l’ensemble, trouver les contradictions, les liens morts ou les concepts orphelins.
  3. Obsidian en interface : La beauté de l’architecture, c’est qu’elle est nativement compatible avec Obsidian. Le dossier wiki/ peut être ouvert comme un « Vault » Obsidian. Vous pourrez ainsi visualiser ton réseau de connaissances avec la vue graphe, naviguer entre les notes via les liens [[wikilinks]], et même utiliser des plugins pour afficher des graphiques.

Un exemple concret : Karpathy lui-même a compilé un wiki de recherche avec ~100 articles et ~400 000 mots, le tout écrit et maintenu par un LLM. À cette échelle, il n’a même pas besoin d’une infrastructure RAG complexe, car le wiki est suffisamment structuré pour être interrogé

Les contenus de définition restent publics. Les ressources (outils, grilles, supports) liées à cette fiche sont disponibles dans l’espace membre.