L’interopérabilité est la capacité de systèmes, outils, logiciels ou organisations différents à échanger, comprendre et utiliser mutuellement des informations de façon fluide, sans perte de sens ni intervention manuelle lourde.
En d’autres termes : c’est faire en sorte que des technologies ou des données “parlent la même langue”, même si elles viennent d’univers distincts.
Exemple concret (numérique)
- Vous exportez une liste de contacts depuis Thunderbird (logiciel de messagerie) au format vCard.
- Vous l’importez dans Nextcloud Contacts.
- Les noms, numéros et adresses s’affichent correctement.
C’est de l’interopérabilité : deux outils différents comprennent le même format standard.
Les 3 niveaux d’interopérabilité
| Niveau | Description | Exemple |
|---|---|---|
| 1. Technique | Les systèmes peuvent se connecter et échanger des données | API REST, protocole HTTP |
| 2. Syntaxique | Les données sont dans un format commun (JSON, XML, CSV, RDF) | Export en CSV compatible LibreOffice |
| 3. Sémantique | Les données ont le même sens pour tous (vocabulaires partagés) | Utilisation de Dublin Core, Schema.org, Skos pour décrire un “auteur” |
Bonnes pratiques pour favoriser l’interopérabilité
- Utiliser des formats ouverts (pas de .docx si .odt suffit, pas de PDF scanné si texte structuré possible)
- Adopter des schémas de métadonnées standards (Dublin Core, Schema.org, MODS…)
- Publier avec des identifiants persistants (ARK, DOI, Wikidata ID)
- Exposer des APIs ouvertes (REST, SPARQL pour le web sémantique)
- Documenter les vocabulaires utilisés (ex. : “ici, ‘auteur’ = dc:creator”)