Open data – données ouvertes

Les données ouvertes sont des informations publiques, numériques, accessibles à tous, libres de droits, utilisables, réutilisables et redistribuables par quiconque, à des fins commerciales ou non.

L’Open Data repose sur trois principes fondamentaux (selon la Définition internationale des données ouvertes) :

  1. Accès libre : les données sont disponibles en intégralité, de préférence par téléchargement direct,
  2. Réutilisation libre : elles sont publiées sous une licence ouverte (ex. : Licence Ouverte en France, CC0, ODbL),
  3. Format ouvert et exploitable : les données sont structurées dans des formats non propriétaires, machine-readable (ex. : CSV, JSON, RDF), et non enfermées dans des PDF ou tableaux scannés.

Elles sont principalement produites par :

  • les administrations publiques (État, collectivités, agences),
  • les institutions européennes (Eurostat, Copernicus),
  • les organismes de recherche,
  • ou parfois des entreprises engagées dans la transparence.

En France, la loi pour une République numérique du 7 octobre 2016 (dite loi Lemaire) impose aux administrations de rendre accessibles par défaut les données qu’elles produisent ou reçoivent, sauf exceptions (sécurité nationale, vie privée, secret des affaires, etc.).

Finalités de l’Open Data

  • Transparence : permettre aux citoyens de comprendre l’action publique (budgets, décisions, indicateurs),
  • Innovation : alimenter des applications, des services ou des startups (ex. : transports en temps réel, qualité de l’air),
  • Recherche : soutenir les sciences sociales, environnementales, économiques,
  • Participation citoyenne : favoriser la co-construction de politiques publiques,
  • Qualité web : offrir aux développeurs des jeux de données fiables, à jour et normalisés, améliorant la pertinence des contenus et la découvrabilité (ex. : via schema.org, Dataset Search de Google).

Exemples concrets

DomaineJeu de données
UrbanismeOpenData Paris – cartographie, logements, espaces verts
EntreprisesPappers – données issues de l’INPI et des greffes
MétéoMétéo-France (via data.gouv.fr)
TransportsAPI RATP, SNCF, ou données GTFS des villes
ÉconomieINSEE, Banque de France, data.europa.eu

Plateforme nationale : en France, le portail central est data.gouv.fr — géré par Etalab, la mission ouverte des données du SGMAP.

Attention : Open ≠ utile, ni éthique

  • Des données ouvertes mal documentées, obsolètes ou non à jour perdent leur valeur.
  • L’Open Data ne dispense pas d’une gouvernance éthique : ouvrir des données sans précaution peut violer la vie privée (ex. : anonymisation insuffisante).
  • Le simple fait d’ouvrir des données ne garantit pas leur réutilisation : il faut aussi penser interopérabilité, qualité et accompagnement des réutilisateurs.

Open Data et numérique résilient

Dans une démarche de sobriété et de transmission durable, l’Open Data bien conçue :

  • Évite la redondance (pas besoin de collecter ce qui existe déjà),
  • Favorise les formats pérennes et décentralisables (ex. : via IPFS ou Dat),
  • S’appuie sur des métadonnées riches pour assurer la découvrabilité sémantique (Wikidata, Schema.org).
Les contenus de définition restent publics. Les ressources (outils, grilles, supports) liées à cette fiche sont disponibles dans l’espace membre.