Sous-titrage

Le sous-titrage consiste à transcrire textuellement les contenus auditifs d’une vidéo ou d’un podcast (dialogues, bruits significatifs, indications sonores) et à les afficher synchronisés à l’image ou au flux audio.

Le sous-titrage va bien au-delà d’une simple transcription : c’est un dispositif d’accessibilité fondamental et un vecteur de découvrabilité. Il existe plusieurs types :

  • Sous-titrage pour sourds et malentendants (STM) :
    → Inclut non seulement les paroles, mais aussi les éléments sonores pertinents ([musique dramatique], [téléphone qui sonne], [rires]), les indications de locuteur et parfois le ton ([crie], [murmure]). C’est le seul à répondre aux exigences du RGAA et des WCAG.
  • Sous-titrage standard (dialogues uniquement) :
    → Souvent utilisé pour la traduction ou la compréhension dans un environnement bruyant. Insuffisant pour l’accessibilité.
  • Sous-titrage codé (closed captions) :
    → Fichier externe (.srt, .vtt, .dfxp) activable/désactivable par l’utilisateur. Préférable : respecte les préférences de lecture, permet l’indexation par les moteurs de recherche.
  • Sous-titrage intégré (open captions) :
    → Texte brûlé dans la vidéo (impossible à désactiver). À éviter sauf cas très spécifiques (réseaux sociaux sans support STM).

Enjeux multiples :

  • Accessibilité : obligation légale pour les services publics et de nombreuses entreprises (loi européenne sur l’accessibilité, RGAA niveau AA).
  • SEO : les moteurs de recherche ne « voient » pas l’audio. Le texte des sous-titres est indexé, améliorant la visibilité des vidéos (Google, YouTube, mais aussi Google Dataset Search si structuré).
  • Usage : 85 % des vidéos sur Facebook/Instagram sont regardées sans son — le sous-titrage devient stratégique, pas seulement éthique.
  • Écoconception : un fichier .vtt pèse quelques ko, contre des heures de transcription humaine perdue si absent.
  • Transmission culturelle : pour les contenus en langues minoritaires (ex. : tifinagh, kabyle), le sous-titrage bilingue est un outil de résilience linguistique.
  • Utiliser le format WebVTT (.vtt) : standard ouvert, supporté par HTML5, compatible avec les lecteurs accessibles.
  • Ne pas se fier uniquement à la reconnaissance automatique (ASR) : les erreurs sont fréquentes sur les noms propres, les accents, les langues minoritaires.
  • Fournir les sous-titres en téléchargement séparé (pour réutilisation, traduction, archivage).

Termes associés

  • Transcription (texte seul, non synchronisé)
  • Audio-description (équivalent pour les aveugles)
  • WCAG 2.1 – Critère 1.2.2 (sous-titrage des médias préenregistrés)
  • WebVTT
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