Zone démilitarisée – DMZ

Une DMZ (DeMilitarized Zone) est un sous-réseau isolé placé entre le réseau interne d’une organisation (LAN) et Internet, destiné à héberger les services destinés au public (site web, serveur email, API, etc.) tout en protégeant le réseau interne contre les attaques externes.

Principe fondamental :
« Ce qui doit être accessible depuis Internet ne doit jamais être directement connecté au réseau interne. »

Fonctionnement

  • Les serveurs exposés (ex. : www, mail) sont placés dans la DMZ.
  • Un pare-feu (ou deux) contrôle strictement :
    • Le trafic entrant (Internet → DMZ),
    • Le trafic sortant (DMZ → LAN interne).
  • En général, le LAN interne ne peut pas initier de connexion vers la DMZ, mais la DMZ a un accès très limité et filtré au LAN (ex. : pour accéder à une base de données).

Exemple concret

  • Votre entreprise a un site web et un serveur de messagerie.
  • Ces deux serveurs sont dans la DMZ.
  • Si un attaquant compromet le site web, il n’a pas accès direct aux postes de travail, fichiers internes ou bases de données sensibles — sauf s’il parvient à franchir une deuxième barrière.

Avantages

  • Réduction de la surface d’attaque : seuls les services nécessaires sont exposés.
  • Cloisonnement : une faille dans un service public n’entraîne pas automatiquement la compromission totale du réseau.
  • Conformité : exigée par de nombreuses normes (ISO 27001, PCI DSS, etc.).

Bonnes pratiques

  • Ne jamais placer de postes utilisateurs ou de données sensibles dans la DMZ.
  • Appliquer le principe du moindre privilège : la DMZ ne communique avec le LAN interne que sur les ports strictement nécessaires.
  • Surveiller et journaliser tout le trafic entrant/sortant de la DMZ.

Synonymes / termes associés

  • Zone exposée
  • Sous-réseau public
  • Réseau périphérique
  • Screened subnet (terme anglophone technique)
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