En droit pénal de la presse appliqué au temps numérique, la prescription intercurrente est le mécanisme juridique par lequel l’action publique (les poursuites) s’éteint définitivement si un délai légal strict s’écoule entre deux actes d’instruction ou de poursuite valides. En droit de la presse (Loi du 29 juillet 1881), ce délai est exceptionnellement court : 3 mois.
Contrairement au droit pénal général où la prescription numérique peut être suspendue ou allongée, le droit de la presse impose une réactivité absolue. Si la justice envoie un acte de poursuite juridiquement erroné, cet acte est privé d’effet interruptif.
Le « temps numérique » n’efface pas les règles : un silence radio de plus de 3 mois de la part du tribunal ou du plaignant entre deux étapes procède à l’extinction automatique du dossier.